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Pourquoi consommer des compléments alimentaires ?

Mis à jour : 28 mars 2020

Vous vous sentez perdu face à aux différents discours sur les compléments

alimentaires ?

Vous ne savez pas quoi prendre ni comment ?

Et surtout vous ne savez pas s’il est vraiment recommandé de se supplémenter ?


Selon un sondage récent publié en mars 2018 par le syndicat des compléments alimentaires Synadiet, deux tiers des français croiraient aux vertus des compléments alimentaires. Pourtant, la plupart des français estiment ne pas être assez informés sur le sujet. Je vais donc répondre à certaines de vos interrogations dans cet article.

Qu’appelle t-on compléments alimentaires ?


D’après l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) le concept de complément alimentaire a été défini par le Parlement européen en 2006 se traduisant par :

« Des denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal". Elles doivent également constituer "une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés".


Les compléments alimentaires sont donc des nutriments ou substances qui ont pour but de nourrir nos cellules lorsque notre assiette ne nous le permet pas. Ces nutriments peuvent être des vitamines, des minéraux, des oligo-éléments ou des pro-biotiques. Ils viennent donc en palier aux déficits d’apports dans notre alimentation.


Pourquoi notre assiette ne nous suffit-elle pas ?


Nos modes de vie ne nous permettent plus d’assimiler les nutriments présents dans notre assiette. De plus, nous avons tendance à avoir une alimentation de base carencée à cause de l’industrialisation, du manque de temps ou du manque de connaissance sur ce que devrait contenir notre assiette.


Malheureusement, nous n’avons pas de cours de nutrition à l’école qui nous permettrait d’apprendre à nous nourrir sainement. Par exemple, il est recommandé de consommer du poisson gras 3 fois par semaine pour couvrir nos besoins en omega 3, mais rare sont les français qui le savent. De plus, pour assurer nos apports en vitamines, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation recommande de consommer quotidiennement 500 gr de fruits et légumes (soit 5 portions), une quantité difficilement atteignable. Les français ont également une carence en magnésium avec une consommation en dessous des 2/3 des apports journaliers recommandés.


Voici une liste des différents facteurs de risque de malnutrition par carence en micronutriments :

  • Un régime alimentaire monotone entraînant un faible apport en micronutriments, et faible biodisponibilité, en particulier des minéraux.

  • Une faible consommation d’aliments d’origine animale ou régime végétalien.

  • Une faible prévalence de l’allaitement maternel.

  • Une faible concentration en micronutriments dans les aliments complémentaires.

  • L'augmentation des besoins physiologiques pendant la grossesse et l’allaitement.

  • Un mauvais état nutritionnel général, notamment malnutrition protéino-énergétique.

  • Une malabsorption due à la diarrhée ou à la présence de parasites intestinaux (par exemple Giardia lamblia, ankylostomes).

  • Une variations saisonnières de la disponibilité des denrées alimentaires, disette.

Quelles sont les conséquences des carences alimentaires ?


Les conséquences et symptômes suite aux carences dépendent de la nature de la carence. Voici quelques exemples de symptômes découlant de carences en micro-nutriments.


La carence en fer est le trouble nutritionnel le plus répandu dans le monde. On compte 2 milliards de personnes carencées soit 30 % de la population mondiale souffrant d’anémie. Il a été démontré que la carence en fer réduisait l’endurance physique, même en l’absence d’anémie.


La carence en vitamine A est la cause majeure de graves troubles visuels et de cécité évitables chez l’enfant. Elle augmente de façon significative le risque de maladie grave et de décès. On estime entre 250 000 et 500 000 par an le nombre d’enfants qui deviennent aveugles par manque de vitamine A.


La carence en iode est liée à une vaste gamme d’anomalies. Elles sont groupées sous l’appellation de « troubles dus à la carence en iode » (TDCI).

Ces troubles traduisent un dysfonctionnement de la thyroïde dont le goitre et le crétinisme sont les manifestations les plus visibles de la carence en iode. D'autres conséquences sont l’hypothyroïdie, une baisse de la fécondité et une augmentation des morts périnatales et de la mortalité infantile. Lorsque l’apport d’iode est anormalement faible, l’organisme peut encore produire des hormones thyroïdiennes en quantité suffisante grâce à une sécrétion accrue de thyréostimuline (TSH) mais cette stimulation prolongée de la thyroïde par la TSH peut provoquer un goitre. Des problème de thyroïde surviennent alors suite à son incapacité à synthétiser une quantité suffisante d’hormones.


Les symptômes de carence en zinc sévère provoquent des retards de croissance chez l'enfant, de la diarrhée, des troubles mentaux et infections à répétition.


Les carences modérées à sévères en vitamine B12 entraînent une anémie mégaloblastique et une démyélinisation du système nerveux central. Des troubles nerveux plus ou moins réversibles après correction de la carence surviennent alors.


Les symptômes de carence sévère en vitamine B6 peuvent provoquer des troubles neurologiques (convulsions épileptiques), troubles cutanés (dermatite, glossite, chéilite) et peut-être aussi anémie.


La vitamine D est l’un des plus importants régulateurs de l’homéostase du calcium et du phosphore. Elle joue également de nombreux rôles dans la différenciation cellulaire et dans la sécrétion et le métabolisme des hormones, y compris l’hormone parathyroïdienne et l’insuline.


Le calcium est l’élément minéral le plus abondant dans l’organisme. Outre son rôle dans le maintien de la rigidité et de la force du squelette, le calcium est impliqué dans un grand nombre de processus métaboliques comme la coagulation du sang, l’adhérence cellulaire, la contraction musculaire, la libération des hormones et des neurotransmetteurs, le métabolisme du glycogène, et la différenciation et la prolifération cellulaires.


Le magnésium est une carence fréquente. Selon l’étude Suvimax, 7 français sur 10 ne consommeraient pas assez de magnésium. Les personnes âgées, celles qui souffrent d’alcoolisme chronique ou les personnes stressées sont particulièrement exposées à un déficit en magnésium, car ces situations sont associées à une plus mauvaise assimilation de ce minéral.


La micro-nutrition agit donc en prévention avant un état de carence avérée, en corrigeant toute suspicion de déficit. Le naturopathe vise à effectuer une modification de l’alimentation et si nécessaire indiquer une supplémentation pour supprimer la carence. Dans le cas d'une perte de poids, la supplémentation devient évidente et indispensable puisque le régime hypocalorique provoque généralement des carences alimentaires.


Pour un suivi complet, prenez rendez-vous avec Mathilde Löwin.




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